- Billogram et coeo unissent facturation et recouvrement en une seule expérience client.
- Le taux de recouvrement ne suffit plus : un consommateur sur cinq résilie son contrat après un rappel de paiement.
- Le partenariat démarre dans les pays nordiques, au Benelux et dans la région DACH, et combine la plateforme de paiement de Billogram à l’expertise de coeo en matière de recouvrement.
Gand, 8 septembre 2026. Une part croissante des entreprises du Benelux et d’Europe est confrontée à des clients qui paient en retard. Ce n’est pas nouveau. Ce qui est nouveau, c’est la question que Billogram et coeo posent désormais aux entreprises avec lesquelles elles travaillent : que se passe-t-il, à ce moment-là, dans la relation client ?
Les deux entreprises ont noué un partenariat stratégique à partir d’un constat clair : la facturation, les rappels de paiement et le recouvrement sont vécus par les clients comme un seul processus continu, et non comme trois étapes administratives distinctes. « La plupart des entreprises ont un plan clair pour acquérir un client. Beaucoup moins d’entreprises ont un plan pour ce qui se passe quand ce même client manque un paiement », déclare Jonas Suijkerbuijk, fondateur et CEO de Billogram.
Glenn Portier, CCO et Managing Director de coeo Pays-Bas et Belgique, reconnaît le même schéma du côté de la gestion des débiteurs : « La question n’est pas de savoir si les entreprises seront un jour confrontées à des problèmes de paiement, elles le seront toujours. La question est de savoir comment elles y font face. Une approche transparente et à préserve la relation. Une chaîne de rappels impersonnelle et automatisée, elle, y arrive rarement. »
Le taux de recouvrement ne suffit plus
Le succès de la gestion des débiteurs a longtemps été mesuré à l’aune d’un seul indicateur : la part de la dette impayée effectivement récupérée. Billogram et coeo soutiennent que cet indicateur, seul, ne donne qu’une image incomplète.
Une étude menée auprès de consommateurs pour le compte de Billogram a montré qu’un consommateur sur cinq avait résilié son contrat après avoir reçu un rappel de paiement. La facture avait été payée. Le client, lui, était parti.
« Une créance impayée ne constitue pas automatiquement le plus grand risque pour une entreprise », affirme Portier. « La perte d’un client de longue date coûte souvent bien plus. Ce calcul est rarement fait, et c’est précisément là que le bât blesse. »
Un retard de paiement ne traduit pas toujours un manque de volonté. Certains clients oublient une facture. D’autres traversent une période de difficultés financières et ont besoin de plus de temps, ou d’un arrangement flexible. La façon dont une entreprise réagit à ce moment-là détermine si la relation se poursuit.
Un seul processus, pas trois systèmes
Malgré la hausse des retards de paiement, la majorité des entreprises du Benelux continuent d’accorder des délais de paiement à leurs clients. Cela traduit un réflexe commercial, mais le processus sous-jacent n’y est souvent pas adapté.
Beaucoup d’entreprises utilisent des systèmes et des fournisseurs distincts pour la facturation, la gestion des rappels et le recouvrement. Les clients se retrouvent face à des interlocuteurs et des canaux de communication qui changent. Or, c’est précisément au moment où la clarté compte le plus que cette fragmentation joue contre elles.
Billogram digitalise les processus récurrents de facturation et de paiement, et aide les entreprises à agir avant qu’un défaut de paiement ne survienne, grâce à une communication transparente et à des options de paiement digitales accessibles. coeo apporte son expertise en gestion des débiteurs et en recouvrement, y compris la plateforme cAI, qui détermine, dossier par dossier, le canal, le moment et le ton les plus appropriés.
« Les clients ne font pas de distinction entre une facture, un rappel et une lettre de recouvrement », déclare Suijkerbuijk. « Ils tiennent le prestataire responsable de l’ensemble de l’expérience. Cela signifie que cette expérience doit être cohérente, de la première facture jusqu’au règlement final. »
Un nouvel indicateur pour la gestion des débiteurs
Le partenariat entre Billogram et coeo sera dans un premier temps déployé dans les pays nordiques, en Allemagne, en Autriche, en Belgique et aux Pays-Bas, dans le cadre de la stratégie de croissance européenne plus large des deux entreprises.
L’ambition est de donner enfin, dans la manière de mesurer le succès, une place fixe à un indicateur qui manquait depuis longtemps dans la gestion des débiteurs : combien de clients reste-t-il après un incident de paiement ?
« Le succès de la gestion des débiteurs ne se mesure plus uniquement au montant récupéré », déclare Portier. « La question qui compte tout autant est la suivante : combien de clients reste-t-il ensuite ? Les entreprises qui surveillent les deux indicateurs s’en sortent mieux. »